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Pour en savoir plus
Sa Biographie
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Ses commentaires sur sa carrière
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Un prix non reçu
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Pourquoi vivait-il aux Etats-Unis
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70 ans et l'heure de nous quitter
Sa
Biographie
De son vrai nom Jean Gouyé, Jean Yanne est né aux Lilas le 18 juillet 1933. Il fait des études de journalisme après
quelques années au lycée Chaptal, mais délaisse très vite cette branche d'activité afin de se consacrer à l'écriture de sketches
pour le cabaret. Jacques Canetti l'engage pendant deux ans aux Trois Baudets, et il fait également partie de la troupe d'Yves Robert.
" C'est vrai,
j'ai pas beaucoup de souvenirs d'enfance. Je suis né à Paris en
1933. ça a été rapidement la guerre. J'ai pas beaucoup de
souvenirs d'école, parce que j'ai été baladé d'un endroit à l'autre pendant
4 ans. Ensuite on m'a mis au collège à Paris. En fait, j'ai
l'impression d'avoir été assez vite adulte".
Sur scène, on le voit dans "Les carnets du Major Thompson", d'après Daninos, et dans "Ciné-massacre" de Boris
Vian.
En 1954, Jean Yanne part faire son service militaire, qui durait à l'époque trente-deux mois. A son retour, il reprend le
cabaret et débute dans la chanson. Il enregistre son premier disque, des chansons dont il est l'auteur et qu'il accompagne lui-même au guide-chant.
En 1961, après ses rencontres avec
Gérard Sire et Jacques Martin, il devient une vedette de la radio (Radio-Luxembourg, puis Europe 1) et de la télévision, sans
cesser d'écrire des chansons, pour lui et pour les autres (Philippe Clay, Line Renaud).
Il compose une revue pour
Joséphine Baker à l'Olympia, collabore à des scénarios de films
avec Jean Richard et Philippe Clay, écrit des bandes dessinées: "Voyage au centre de la culture", "La langouste ne passera
pas" avec le dessinateur Tito Topin, qui collaborera à tous ses films à venir en tant que réalisateur. Déjà, Jean Yanne a
composé un profil qui ne variera quasiment plus jamais, à savoir un personnage hâbleur, râleur, vaguement misogyne et
irrémédiablement misanthrope. C'est Alain Jessua, en 1964, qui le fait débuter au cinéma dans La vie à l'envers, avec Charles
Denner. Jusqu'à l'énorme succès d'Erotissimo de Gérard Pirès en 1968, sa carrière cinématographique est assez inégale, avec
des hauts (Week-end, de Jean-Luc Godard, en 1967 et les deux films de Chabrol Le boucher et Que la bête meure, où le
comédien n'a pas peur d'apparaître sous son jour le plus négatif, voire répugnant, dans des rôles particulièrement ingrats) et des
bas (Bang-Bang, de Serge Piollet, avec Sheila en 1966).
En 1971, Nous ne vieillirons pas ensemble de Maurice Pialat, où
il incarne le très antipathique mari de Marlène Jobert, lui vaut le Prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes. La
même année, il fonde avec Jean-Pierre Rassam la société de production Cinéquanon, ce qui lui
permet de réaliser lui-même Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, qui
s'avère être un très gros succès public après avoir pourtant été refusé par tous les producteurs. Démarre alors une carrière de réalisateur concentrée sur une dizaine d'années, avec une
demi-douzaine de films agressifs, d'une vulgarité volontairement outrée, où certains décelèrent une sorte de “poujadisme intellectuel”.
Encore un très gros succès (la parodie biblique Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ consacra définitivement
Coluche comme la superstar comique du cinéma français).
Ensuite, Yanne part aux
Etats-Unis où il devient homme d'affaires ( Jean a monté une société,
Cinequanon, qui s'occupe de toute la logistique des tournages
cinématographiques français aux Etats-Unis), tout en revenant régulièrement en France pour continuer à tourner. Les années
90 seront d'ailleurs particulièrement prolifiques pour le comédien, qui met toute sa hargne, son bagoût et sa barbe de
trois jours au service d'une multitude de personnages pas toujours
recommandables.:
"Les Français
en font trop. J'ai vécu et je continue à vivre en partie à Los
Angeles. Attention, hein, je ne suis pas Bill Gates. Enfin pendant
des années, j'ai vu débarquer tous ces français du spectacle qui se
montraient proprement insupportables. Les agents des comédiens, des
pétasses qui trouvaient que les Américaines avaient des gros culs, que les
Américains bouffaient mal. Tous les lieux communs sortaient dès
l'arrivée. J'ai vu des Français louer des voitures pour la
première fois à Los Angeles. Ils se sont mis tout de suite à injurier
les gens en français, pareil qu'à Paris: 'Tire-toi, eh, connard, rentre chez
toi!".
Malgré la distance,
il continue à enregistrer les émissions "des grosses têtes" aux
côté de Philippe Bouvard.... Où il nous met toujours sa "mauvaise
humeur au service des autres". Mais franchement, un style qui plaira
toujours: " Mais oui, je connais Bouvard depuis longtemps. On a fait
le centre de Formation des journalistes ensemble, à Paris, on avait 18, 20
piges.
"J'ai vu des 'Bidochons'
dans le monde entier, à Bali, à Bangkok. Là-bas, ils les laissent faire
les ploucs, ils ont besoin de leur sous. J'ai vu des trucs à Bali: 'mémène,
monte sur Bouddha, assieds-toi entre ses cuisses, c'est rigolo'. Je me
demande ce qu'ils diraient si des mecs montaient sur les épaules des Christs
perchés sur les calvaires bretons".
"Maintenant, je
ne râle plus. J'ai aboyé pendant 20, 30 piges. Je me suis
calmé. J'ai plutôt tendance à me taire".
Ses
commentaires sur sa carrière
Quand on lui parle
de sa longue carrière pendant laquelle il a tourné de nombreux films et
téléfilms, il nous répond:
"Ah mais ça,
c'est relax. C'est tout mâché. C'est pas fatiguant de faire le
comédien. Enfin, pour moi. Y'a des mecs, comme Chuck Norris, qui se
roulent dans le pétrole. On met le feu à leur bagnole. Ils doivent
sauter dans des cartons, passer par des fenêtres fermées. ça, c'est fatiguant
phyqiquement. A mon âge, on peut faire les vieux flics. Navarro,
lui, il fait partie d'une génération qui se réduit de plus en plus".
"
Heureusement que je ne fais pas seulement acteur ! Même si vous avez le premier
rôle, on vous emploie quinze jours. Quand vous faites trois films par an,
vous travaillez donc 45 jours. Il faut faire autre chose les 320 jours
! Certains vont dans des coktails, participent à des déjeuners,
soutiennent des associations... Moi c'est le contraire: j'ai des
activités régulières et quand j'ai des trous, je fais l'acteur".
Un
prix non reçu
En 1972, Jean Yanne
avait droit au prix d'interprétation masculine pour: "Nous ne vieillirons
pas ensemble". cependant il ne s'était pas rendu à Cannes ce jour là.
" Parce que
je n'étais pas en France et que je ne pouvais pas aller à Cannes.
Sartre, lui, avait refusé le prix Nobel mais il avait écrit plein d'articles
pour expliquer pourquoi. A l'époque, j'étais journaliste et j'avais
rédigé un texte où je disais que, moi , je le voulais bein le Nobel... pour
l'argent !! Je m'en foutais pas mal des honneurs"...
quand on lui parle
du prix:
" Je ne sais
pas à quoi il ressemble: des boutons de manchette ? Une broche ? Un
diplôme ? De toute façon, cela ne m'a pas changé la vie pour
autant".
Pourquoi vivait-il aux
Etats-Unis
" Je vis à
Hollywood parce que je suis dans le show-biz. Si j'étais dans le nougat,
je vivrais à Montélimar"
" La
réussite n'est pas quelque chose dont on a vraiment le sentiment. J'aime
l'Amérique, parce que personne ne me connaît. Je peux y faire mes
courses en poussant mon chariot. Ici, ça m'est plus difficile".
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Un prix non reçu>
70 ans et l'heure de nous quitter
Jean Yanne est mort
le 23 mai 2003 des suites d'une crise cardiaque. Il a donc succombé à
l'âge de 70 ans laissant derrière lui un grand vide. Sa forte personnalité
et sa voix ne laissait en effet personne indifférent. On se souviendra
bien entendu de sa filmographie impressionnante, mais aussi de ses passages
remarqués sur différents médias (tels que les grosses têtes) ou encore de son
sketch culte "le permis de conduire".
©
Aubonsketch
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