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Voilà,
alors moi, je tiens à dire que je ne vous
connaissais ab-so-lu-ment pas avant d'aller voir "mission Cléopâtre". J'en
suis navrée, dire qu'il a fallu que j'attende 21 ans pour enfin voir quelqu'un
qui a l'air de partir en envolées lyriques aussi souvent que moi. Bon,
c'est peut-être un peu prétentieux, mais tant pis, moi je dis qu'il faut vivre
dangereusement, parce qu'on ne vit qu'une fois, et que c'est bien trop court
pour être gâché.
En fait, pour parler franchement, et sans
ambiguïté, quand j'ai entendu votre monologue " moi je crois pas qu'il y est
de bonne ou de mauvaise situation..." (je le connais par coeur, mais je ne
ferais pas l'affront de le répéter ici.), je me suis dit: "ça y est!
j'ai trouvé mon maître à penser!" Bon, je ne vais pas non plus ouvrir une
secte, je ne suis pas fan à ce point, mais quand même...
Cette révélation est tombée au grand damne de mes parents et de mes amis, qui
se retrouvent à m'entendre parler de plus en plus dans votre style. (c'était
déjà comme ça avant, ne vous inquiétez pas, mes parents sont habitués..)
Alors je ne dirais qu'une seule chose, pour éviter d'en écrire une tartine
qui ne servirait à rien, puisque finalement, tout ceci n'est qu'une vision de
l'esprit complètement surfaite,qui, devant le sens même de la vie, ressemble
assez au regard que pourrait vous lancer un poulet congelé à qui on
annoncerait le dégel. (il faut savoir qu'un poulet de ce type n'a pas vraiment
d'humour. Sauf éventuellement quand il court nu dans les plaines d'Arizona,
mais là, pour le rattraper et lui raconter une blague, il faut de la
patience.).
Et bien vous m'avez réellement faite mourir de
rire sur mon siège de cinéma, puis sur le canapé d'une copine où nous avons
regardé le monologue "version longue", alors je vous en prie, surtout
continuez, parce que ça fait vraiment de purs moments de bonheur simple, de
joie intense qui font que quelque part, dans la vie, on se rend soudain compte
du sourire de notre voisin, ou tout simplement que le rôti est en train de
brûler dans le four. Sur ce, je vous salue bien bas M. Baer.
Julie
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