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Bonsoir ça peut pas durer ...
Alors
que Jean-Yves Lafesse a déjà connu des cieux très glorieux; il
n'entend pas s'arrêter en si bon chemin et se fixe encore de très nombreux
objectifs à réaliser:
"...
Quand je tournerai des films ! Mon agenda doit être aussi chargé que celui
d'un producteur..."
Il
n'est pas étonnant d'entendre de tels propos quand on connaît un peu le
personnage... en effet sa formation de base est la réalisation... et il pense
qu'il est tout doucement temps de mettre cette connaissance à profit en se
lançant dans son premier film...:
"aujourd'hui,
je pense avoir acquis assez d'esprit pour tenir une heure et demie. Mais
stop ! Je ne veux absolument pas parler de mes projets: sur le plateau de
tournage, personne n'aura intérêt à l'ouvrir, sinon, j'envoie les
mitrailleuses lourdes, les orangs-outangs et les martiens avec fusils
désintégrateurs..."
Mais
en attendant Jean-Yves continue dans le domaines qu'il s'est accaparés... à
savoir les micro trottoir et les canulars téléphoniques qui l'ont rendu
célèbre...
mais
savez-vous qu'au début, il avait commencé à s'attaquer aux célébrités...
mais il a plutôt voulu continuer sur le compte des anonymes:
"Il
y a quelques années, je me suis attaqué aux gens connus, mais c'était
sinistre: ils ont des réflexes pathétiques de protection"
Mais
il va sans dire que le fait de s'attaquer à des anonymes lui a valu également
quelques petits problèmes....:
"Sur
des milliers de gens, j'ai eu quelques très grosses mauvaises surprises, genre
le couteau sur la gorge, le pistolet sur la tempe, les menaces de mort, les
coups de gourdin dans le dos..."
Et
même avec les canulars téléphoniques:
"Il
m'est arrivé d'avoir des problèmes lors des enregistrements radiophoniques:
quand tu appelles quelqu'un à l'aveugle, tu ne connais pas son état
psychique. Par exemple, si tu tombes sur un mec qui a perdu sa fille,
mieux vaut s'imposer des limites: je refuse de violenter ou d'humilier les
gens. J'essaie alors de désamorcer l'imposture par paliers.
J'accompagne la personne en douceur, comme une sage-femme..."
Quand
on demande à Jean-Yves pourquoi on ne le voit pas plus souvent sur les plateaux
de télévision il nous répond:
"
En fait, je ne fais pas de télé. On peut y voir mes impostures, mais je
n'ai dû participer qu'à cinq ou six émissions en quinze ans. Canal +,
j'y suis passé cinq minutes pour dire bonjour à de Greef et basta. Les
paillettes et les bars branchés VIP, très peu pour moi: si j'y vais, ce n'est
pas pour me montrer mais pour me ruer sur les boissons, foutre le bordel et
regarder les belles femmes...".
Et
quelques caractéristiques qui lui sont propres suivant ses propres mots:
"Pour
être comique, il faut souffrir. Tous ceux que je connais ont des
problèmes avec l'alcool, la coke, les femmes, les mecs s'ils sont homo, ou leur
emploi du temps. Dupontel, Les inconnus, Jamel, Les guignols de l'info et
moi-même sommes très anxieux. Si ce n'était pas le cas, on serait
devenus patrons d'industrie ou producteurs".
"Les
comiques sont souvent pris pour des cons. Mais à 16 ans, je dévorais
deux bouquins par jour, surtout de la philosophie: Descartes... j'avais une
quête absolue de vie et je me prenais pour un personnage romanesque. Du
coup, j'ai tout quitté pour bourlinguer à l'étranger. Je suis même
entré dans une secte. Je me suis barré le jour où mon directeur de
conscience a tenté de me tripoter pendant que je dormais. A 20 ans, je
suis revenu en France et j'ai décroché mon bac en candidat libre, grâce à
mes lectures...".
Son
surnom:
"Lafesse,
c'est un truc de gamin. J'aurais très bien pu me faire appeler Lacouche
ou Letalc. Ma vie professionnelle s'enchaîne selon cette logique"..
Si
il n'était pas humoristes:
"
Chanteur de rock. En 75, quand j'étais à Londres, j'étais punk, j'avais
des cheveux rouges, une chemise déchirée, un blouson de cuir avec 'fuck
England' marqué en gros et je chantais. Astronaute ou chercheur en
biologie marine, ça m'aurait bien plu aussi"....
Pourvu que ça dure ...
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