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Les dix ans d'un festival aussi sympathique que celui-ci méritaient une petite
couverture de votre site. Aussi, nous voulons tirer un coup de chapeau aux
responsables de cette édition qui, pour l'occasion, ont fait profiter la région
de deux soirées consacrées aux imitateurs. Lecoq, en imitant Chirac,
aurait dit « Putain, dix ans déjà ... ». C'est vrai, c'est en 1991 qu'un groupe
d'amis de la région font l'esquisse de ce festival des imitateurs. Le
démarrage commencera modestement à Frasnes-lez-Anvaing avant de s'ancrer dans la
ville historique de Tournai. Plusieurs vedettes participeront à cet
évènement qui prendra au fil des ans de plus en plus d'ampleur. Nous
pouvons citer Stéphane Steeman, Popeck, Roland Magdane, les Taloche, Anne
Roumanoff, Jean-Marie Bigard, Danyboon ... Et cette année, Yves Lecoq. La
qualité de ce festival se rehausse d'autant plus qu'il soutient de nobles
actions : cette année, c'est la Fondation Raoul Follereau inspirée du Père
Damien qui en profitera...
Mais place tout de suite aux commentaires de ces deux soirées où les voix se
sont mystérieusement démultipliées.
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A.Detre
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Samedi
17 Novembre 2001
20h00 approche et la salle de spectacle principale de
Tournai se remplit peu à peu, nous feuilletons une dernière fois les
fiches techniques des candidats. Au vue de leur palmarès, la compétition
ne s'annonce pas évidente et le partage sera difficile. La
pression et l'envie de se défouler doit envahir peu à peu les
concurrents. Pour pimenter leur esprit en ébullition, ils
connaissent la personne qui remettra le grand prix au vainqueur et qui
n'est autre qu'Yves Lecoq. Ça
y est, la lumière se tamise, le brouhaha s'estompe peu à peu et le
concours peut commencer. Après l'annonce des candidats et un
mauvais délire de la télévision régionale, c'est sûr la compétition
peut commencer:
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Dominique
Sinclair:
Français
dans le sang, Suisse dans la pratique c’est avec les vestes de
pianiste, chanteur, comédien, chef d'orchestre et... imitateur qu'il se
présente devant le public de Tournai. Entonnant d'abord un
hommage à Gilbert Bécaud et sa chanson "Nathalie", il trouve
le prétexte pour multiplier les voix de différents chanteurs et
prendre à partie le public dans un rythme de polka russe qui en a
enchanté plus d'un. Il amassera un grand capital de sympathie
quand il s'évertuera sans temps mort et en musique l'imitation de
plusieurs animaux. On pourrait croire l'exercice facile, mais il
arrive à donner sa particularité qui transforme cette banalité en
prouesse. Les douze minutes accordées aux participants pour
convaincre la salle achevées, on se dit que la compétition sera
empreinte d'une grande qualité et que les trois autres concurrents ont
intérêt à assurer.
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Thierry
Garcia:
(Grand Prix du
festival)
C'est
de Carcassonne et avec ses dix ans de bouteille que Thierry Garcia est
apparu sur scène. Le point fort de ce candidat est certainement
son habileté à jongler d'une part avec les voix qu'il maîtrise , mais
d'autre part à jongler admirablement avec l'imitation et l'humour.
Nous retiendrons sa prestation de Maïté candidate pour remplacer Loana
dans le loft avant de se lancer à la chanson où il multipliera les
chanteurs très rapidement avec une aisance et des transitions très
subtiles.
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Raphaël
Lacourt :
(Prix du public - Prix de la presse - Coup de coeur de ce
site)
Malgré
sa jeune expérience, Raphaël Lacourt mène un parcours de plus en plus
prometteur. En enchaînant des premières parties tout à fait
honorables et des prestations dans de multiples cafés-théâtres, il a
peaufiné peu à peu ses 60 voix pour offrir une qualité de prestation
excellente. Arrivant sur scène dans la peau de Maïté... encore
une fois ! Il en arrivera rapidement à parler du monde politique avec
la sympathie flagrante qu'entretiennent l'un pour l'autre Chirac et
Jospin. On pensera un bref moment à Gerra quand Raphaël imitera
la québécoise Céline Dion qui était tellement contente d'être là !
Mais la véritable apogée de ces douze minutes de prestation arrivera
sans aucun conteste quand Mr. Lacourt imitera Terminator, quelques
secondes hyper efficaces ou encore un Pierre Richard plus dynamique que
jamais. Il y a fort à parier que ces quelques secondes ne sont
pas étrangères à ses prix. Il finira alors en enchaînant en
chanson dans de multiples imitations rondement bien menées.
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Laurent
Chandemerle:
C'est
avec un CV déjà bien rempli que le quatrième candidat de ce festival
s'est présenté sur les planches de Tournai. Commençant d'emblée
avec l'ancien entraîneur de l'équipe de France, une bonne partie des
douze minutes sera consacrée au football français. Peut-être
que le choix n'était pas si judicieux que cela devant un public
Tournaisien moins sensible au foot français que les français
eux-mêmes. Il se rattrapera cependant très bien avec l'imitation
d'un Poelvoorde assez sympathique, prétexte à parler à nouveau du
cyclisme. Nous avons également été sensibles à ses imitations
de Prévost ou encore de Faudel. En comptant qu'il rehaussera
encore sa prestation avec des voix très sympathique s'harmonisant en
chanson
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Yves
Lecoq:
Pendant
le dépouillement et la concertation du jury, c'était au tour d'Yves
Lecoq d'user les planches de Tournai avec son spectacle; " Lecoq
fait le guignol, deuxième tour". Quel joie de transposer
l'espace d'un moment la voix des célèbres marionnettes sur une scène
et avec un véritable visage. La qualité du spectacle est tout
bonnement excellente. Les textes sont très drôles et prennent
encore beaucoup plus de valeur car enrobés d'un jeu sonore et de lumière
remarquables. Rajoutez à cela la présence et le charme de six
coquettes dévouées pour renforcer considérablement l'intérêt du
spectateur et vous obtenez un show de très grand envergure où les
sketches sont mêlés aux chansons, à la danse et à une musique très
entraînante. Au cours de son spectacle, il en arrivera bien
entendu à revêtir la peau des principales célébrités qui ont fait
les beaux jours des guignols de l'info: Chirac bien entendu mais aussi,
Alain Delon, le pape, Johnny Hallyday, ppda, Virenque, Bruel ...
Prouvant de manière remarquable que Lecoq ce n'est pas que de la
vocalise mais aussi un créateur de spectacle complet.
La
fin de ce spectacle s'enchaînera directement avec la remise de prix
pendant laquelle Lecoq remettra le grand prix au vainqueur Thierry
Garcia, devant un public satisfait des prestations qu'il a pu
emmagasiner tout au long de ces deux jours de festival. Le comité
organisateur a réussi une prouesse de qualité et vous donne
rendez-vous d'ores et déjà l'année prochaine pour la onzième édition
avec l'espoir d'une salle pleine.
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Vendredi
16 Novembre 2001
Voilà
déjà 10 ans que ce noble festival sans grande envergure fait louange
aux diverses vocalises qui n'appartiennent qu'aux imitateurs.
L'occasion pour le comité organisateur d'offrir à la région une soirée
humoristique supplémentaire digne de ce nom. Popeck mis à
l'honneur de cette soirée s'est vu entouré de deux humoristes belges
à l'avenir prometteur. Berlu d'une part et Olivier Laurent
d'autre part. Le pari fut réussi, et ne manquait pas de
rebondissement. Un Olivier Laurent toujours en course a contraint
à un entracte bien avancé mais qui toutefois s'est permis à juste
titre de relancer l'ambiance que Berlu avait déjà instaurée.
Gare aux retardataires ! Il était bien aisé pour les deux
humoristes belges de trouver leur tête de Turc qui en arrivant en
retard d'une part et en s'installant dans les premières rangées
d'autres part en ont eu largement pour leur argent. Compliments à
Jeannine et Magy, star d'un soir qui se retrouvent malgré elles sur un
site de grande ampleur.
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Popeck:
Les
caleçons molletonnés étaient bien au rendez-vous ! Popeck dans une
grande forme malgré quelques tracas de voix - passés presque inaperçus
- a embelli la soirée de quelques-uns de ses meilleurs sketches.
Et emporté par le mouvement, il a gratifié quelques personnes
atteintes de la popeckomania de son célèbre "Maxim" .
Après
avoir fait profité son public d'une leçon de golf particulière, il en
a profité pour pousser la chansonnette en démontrant qu'en définitive
il est bien meilleur au piano qu'au violon. Fidèle à son
personnage attaché au matériel, il en est arrivé à émettre la
suggestion qu'il pourrait très bien faire la quête auprès du public
présent avant de se lancer dans une grande carrière de prophète...
proposition qu'il a rejetée je vous rassure... Il finira par
remercier son public de lui payer ses vacances; quoi de plus normal
quand un artiste remplit bien son contrat: nous faire rire.
D'autant plus que grâce à lui on fait une grande économie de
"moral". Selon ses termes, il faut cinq minutes de rire
par jour pour avoir un bon normal; "en comptant que je vous ai fait
rire plus ou moins 90 minutes, vous pouvez bouder pendant deux mois
maintenant".
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Berlu:
Le
lancement de ce dixième anniversaire était confié à ce personnage
haut en couleur (enfin surtout en bleue et jaune). Bien en prirent
les organisateurs, il ne faut pas quelques minutes avant que le public
chaleureux de Tournai n'entre dans son jeu. Véritable traversée
dans le temps, c'est en véritable ménestrel qu'il nous a conté les
quelques péripéties médiévales d'une jeune prince qui, en faisant la
cour à une gente demoiselle, finit par se prendre un pot dans la
gueule, car en réalité la princesse n'était qu'une vilaine sorcière.
En vérité, peu importe le contexte. Le prétexte était de faire
participer la salle de manière active. Et le pari marche, le
public reprend en coeur les divers refrains sans s'attendre à la
moralité finale de Berlu: "décidément on peut vous faire chanter
n'importe quoi".
C'est
ensuite sans complexe qu'après un strip tease à la salopette, notre naïf
de service participe malgré lui à un film porno avant de finir Hé"Berlu"é
devant le fait accompli. Il finira par prouver qu'outre ses
sketches, il est également un très bon imitateur avec quelques interprétations
qui lui valurent le luron d'or lors ce même festival en 1994.
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Olivier
Laurent:
On
devrait lancer un pari à celui qui pourrait le faire tenir en place !
Ce jeune imitateur belge a un avenir prometteur. Et c'est
avec sa jeune expérience qu'il revenait à un festival qui
l'affectionnait particulièrement. En effet, après avoir gagné
le luron d'or deux années auparavant, l'imitateur a su rebondir
d'opportunités en opportunités. Mais quoi de plus normal quand
on offre une qualité de jeu et une véritable vivacité sur les
planches. Que lui réserve l'avenir quand on voit que ses
imitations se dédoublent au fil des ans ? Il y a fort à parier
qu'Olivier Laurent fera encore retentir sa ... euh ... ses voix.
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©
Aubonsketch
Remerciements
particuliers à Mr. André Michel sans qui la couverture de ce festival n'aurait pas été
possible.
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